L'elfe et le visage au nuage d'ange

Publié le par André Herbert

Ce poème raconte la légende de la rencontre entre la princesse elfe Cyntheria, du royaume de Derendille et le dieu de la planète Araxène, Sylphéris. Ce sont les ancêtres communs de tous les scylfhs.

 

Le vent caresse la plaine, les rivières coulent paisiblement.

Dans mon vaste palais, je m’ennuie terriblement.

Derendille est en fête, car le printemps arrive.

Le ciel d’azur est peint de nuages aux formes parfois agressives

Ils avancent doucement, tels de grandes iles.

Leurs formes me font rire ou rêver

L’un d’eux attire mon attention

Il arbore un doux visage qui me sourit avec passion

A moi seule, tel un roitelet

Désirant inviter sa belle dans son vaste palais.

J’essaie de le toucher, mais il est loin, je ne peux voler

Comme ces anges étranges qui ne font que batifoler.

Sur ce tableau accroché aux murs gris comme des galets

De ma prison dorée.

Je rêve de caresser ce visage heureux

Mes lèvres murmurent alors ce vœu

Le vent m’a écouté et me porte vers son univers.

Fait de légèreté et de liberté.

Il est immense ce visage, plein de clarté

Son sourire s’élargit, sa bouche est entrouverte.

Elle m’avale comme une friandise découverte.

Un blanc manteau m’enveloppe alors

Jusqu’à son œuvre, plus scintillante que l’or

Le visage se trouvant devant moi vaut au moins mille carats

Il possède un corps : des jambes, des bras

Toujours ce visage, ce sourire. Il me parle me murmure

Qu’il est amoureux de moi, de ma chevelure blonde.

Cet ange est un dieu. Son âme est vagabonde

Et il me conduit dans son monde

La planète des dieux d’Araxène

Si belle, si prospère, si zen.

Ce dieu fait de moi sa reine.

Ce nuage si angélique

S’est transformé en mari magnifique.

Il me rend heureux et les enfants qu’il me donne

Sont aussi libres que l’air que je fredonne

Comme je l’ai souhaité en ce jour,

En voyant ce visage dans le ciel, qui est mien pour toujours.

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