Chapitre 6 (Partie 3)

Publié le par André Herbert

Une grande table circulaire avait été dressée sur la place de Mastëllë. D’ailleurs, la bourgade continuait de s’agrandir et de nouvelles maisons avaient vu le jour. Tous les scylfhs s’étaient rassemblés et même attablés pour certains. Il ne manquait plus que le chef et les deux senoubaïs. Ces derniers arrivèrent sous un déluge d’applaudissement et s’assirent à côté de leurs élèves. Le scylfh au bonnet rouge, encore plus acclamé, s’installa près de son cousin Beildem, venu en compagne de sa sœur, Fran. Wolfgang invita tout le monde à prendre place. Bishmal Mathéone et ses musiciens, de retour de leur tournée, se relayèrent pour jouer de la musique azuréenne, mélangeant flute de pan, violon et guitare sèche. Plutôt traditionnelles, les sonorités jonglaient entre la ballade posée et la rythmique endiablée qui donnait envie de danser. Mais au bout d’un moment, le public réclama quelque chose de plus actuel.

 —Il nous faudrait un DJ, s’exclama Charlie. Un peu de bon son ne ferait pas de mal. Je crois que Vâlen pourrait y remédier…

—Pas question de jouer ces musiques de dégénérés lors d’une tablée célébrant le retour de notre chef, dit Bishmal. Va prendre ton casque si nos mélodies ne te siéent guère.

Mais Charlie harangua la foule qui le suivait dans ses revendications. Devant une pression aussi importante, Bishmal consentit à jouer de façon un peu plus rythmée et de laisser ensuite place à Vâlen. Ce dernier avait diversifié ses activités. Il faisait de moins en moins de blagues douteuses et souvent agaçantes à ses compatriotes et s’était lancé dans le DJ-ing. Depuis la fête du Palais lors du premier jour sur Tûkaï, Vâlen, blagueur compulsif, était tombé en grande admiration face à ces musiciens des platines, si bien qu’il réussit à s’en acquérir et à s’entrainer régulièrement. Charlie, qui partageait les mêmes affinités pour les musiques electros, pour le reggae et le hip-hop, l’encourageait dans sa nouvelle activité. Tandis que Vâlen, flatté de sa notoriété naissante, préparait son matériel, les autres engloutissaient les boissons nuageuses, véritable spécialité de Tûkaï et du peuple scylfh. Galahic en avait fait venir des tonneaux entiers : des futs remplis de klymostrane ou de molestine pour les adultes, de l’eau provenant des nuages sous-aériens. Il y en avait pour tous les gouts et bon nombre de cocktails furent créés. Le « Changeur de voix » fit un tabac, notamment auprès des plus jeunes. À un moment, Lothen, se mit à chanter d’une voix qui fit pâlir de jalousie Siréna. La belle lui tira la langue alors que Vyni, buvant du « Souffle arc-en-ciel », crachait des fumées multicolores après chaque gorgée. La soirée était bon enfant. Galahilc, aidé par ses commis, servait bon nombre de plats scylfhs : entre les oiseaux géants comme l’azora grillé accompagné de quelques pommes de terre frites aux herbes et les poissons-sous-aériens comme du frogomelle aux légumes, nos amis ne manquaient pas de choix. Pendant le diner, Charlie qui faisait boire Julie tout en l’enlaçant comme si elle était sa fiancée lui demanda :

 —Alors ma petite, qu’est-ce que tu as fait de ta journée ?

 —Euh…Je n’ai rien de spécial. Je me suis reposée, balbutia la jeune fille.

—T’as raison d'en profiter pour glandouiller. En tout cas, ta force nous a beaucoup manqué aujourd’hui. On en a soulevé de ces parpaings…

 —Vous en êtes où dans les travaux ? interrogea-t-elle ?

—Encore ce fichu dôme à terminer ! dit Charlie. Les patrons nous mettent une pression de dingue, car ils voudraient bien finir l’ouvrage avant la naissance du marmot de la reine…qu’ils fassent bosser leurs machines dans ce cas…

 —Ne t’inquiète pas, demain je serais présente et tout ira plus vite, rassura Julie.

 —J’espère bien ! Bon en attendant, faisons la fête ! Pas le moment de parler de boulot…

Pendant ce temps, Norwal discutait avec son ami Michel. Son comportement de dandy insupportait bon nombre de villageois, sauf Norwal. Il portait toujours un némès et un chèche quadrillé autour de son cou. Une longue et petite barbiche grisâtre poussait sur un menton fuyant. Son visage bleu plutôt creusé trahissait un âge mûr et une adiction à des substances nocives comme le cigare (l’un de ses péchés mignons). D’ailleurs, il le fumait en compagnie de Norwal.

Scylfhiûs respirait la joie de vivre et une certaine sérénité, en voyant ses compagnons faire la fête, sans se soucier du lendemain. Alors que le repas avançait, Wolfgang, bien entamé après quelques canons, sortit son rasshan et après quelques décharges dans les airs, obtint le silence :

—Mes chers amis ! Je lève mon verre pour le retour de notre chef. Il nous a insufflé le courage dans les moments les plus terribles de notre existence. Grâce à lui et au joyau qu’il détient, nous avons retrouvé notre taille normale. Puisse-il maintenant avec sa nouvelle arme continuer sa mission et propager sa sagesse au reste de notre race ! Qu’Amael le Tout-Puissant m’entende…

 —Qu’Amael le Tout-Puissant t’entende, crièrent tous les convives en cœur.

Scylfhiûs se leva et d’un air sobre, salua d’un geste de la tête l’intervention de Wolgang. Il prononça :

—Mon cher Wolfgang, ce discours t’honore. À présent que nous avons retrouvé nos semblables, qu’Amael t’accorde les grâces de connaitre enfin une dulcinée qui ne te lâchera pas après quelques jours de flirts !

Toute la communauté explosa de rire. Le tryen riait jaune, mais hocha la tête en avalant d’une traite son verre.

—Quant à vous tous, maintenant que nous ne sommes plus en train de survivre et de nous cacher pour éviter un danger plus ou moins proche, alors que nous pourrons profiter d’une vie plus sédentaire, j’espère que chacun trouvera sa voie. La mienne est de contrôler un pouvoir qui pour l’instant me dépasse et de continuer à vendre mes produits de laboratoire. Celle de ce fumeur d’herbe que voilà et de Julie est de travailler à construire des bâtiments toujours plus hauts et plus grands. Galahild ouvrira bientôt un restaurant qui, assurément, marchera très bien. Paco, notre bricoleur de génie, créera une entreprise qui ne fera que fructifier. Norwal, dont je viens d’apprendre qu’il a réussi les concours de professeur de philosophie et d’histoire, brillera par ses talents d’éloquence. Siréna et Vyni veulent devenir coiffeurs et stylistes : je leur souhaite la réussite dans leur carrière… Je ne vais pas citer tout le monde, mais vous illustrez, la plupart d’entre vous, cette nouvelle dynamique qui touche notre groupe. Peut être que certains quitteront Mastëllë pour d’autres contrées lointaines…ils nous manqueront, mais qu’importe, du moment qu’ils trouvent leur place sur Tûkaï. Je vous le dis ! N’ayez pas peur de ce qui nous attend, car quand bien même une menace plane au-dessus de nos têtes, alors même que l’avenir ne s’annonce pas sous de bons auspices, rien de pire que ce que nous avons vécu ne pourra nous arriver à partir de ce jour ! Ayons confiance en l’avenir et avançons avec sérénité !

Tout le village applaudit à la suite de ce discours prononcé par l’azuréen, qui se rassit, félicité notamment par son cousin. La fête reprenait de plus belle. Vâlen commença son set et la table laissa progressivement place à la piste de danse. Scyflhius continuait de profiter de cette insouciance qui avait envahi le village. Non, vraiment ! Annoncer l’évasion de Bakra serait indécent…

 

 

 — Mais qu’est-ce que je fais ici ?

Bakra sortait du spéculeur, accompagné de la gargouille. La porte-miroir creusée dans un rocher en plein milieu d’un ensemble de collines redevint couleur d’argent. Des nuages verts couvraient le ciel de Thantanos et de fines gouttes de la même teinte tombaient doucement. La créature s’avança vers un point d’eau noirâtre et en aspira avec sa queue. Puis, elle s’aspergea le corps, poussant des grognements d’extase.

— La demeure de mon maitre se situe à l’ouest, dit-elle. Je vais t’y emmener.

— Qui est-il ? interrogea Bakra. Et que me veut-il ?

 — Tu verras bien, grogna la gargouille en le saisissant de ses pieds griffus pour s’envoler.

 Le paysage de cette planète était désolant et semi-désertique. Quelques arbres sinistres qui semblaient se tordre de douleur poussaient sur une terre d'un violet sombre Un vent chaud faisait trembler les maigres branches. Quelques rivières opaques serpentaient un sol quasi desséché. Bakra, tenant son chat, aperçut plusieurs habitations regroupées et des êtres qui y circulaient. Mais il n’arrivait pas à les distinguer parfaitement. Alors que la bruie se calmait, ils traversèrent un désert de dunes de sable et au loin, le kâal vit une gigantesque construction, ceinturée d’une longue et épaisse muraille. Plusieurs hautes tours ténébreuses entouraient la forteresse. En s’approchant du sinistre bâtiment, Bakra remarqua qu’il ressemblait vaguement à un château fort, avec ses tours s'apparentant à des donjons, ses nombreux pinacles et arcs boutant ainsi que ses centaines de statues représentants des humains armés d’épées et de bâtons courts, des gargouilles et d’autres monstres difformes. Ils arrivèrent devant l’entrée gardée par des géants kashmine, possédant quatre bras et empruntèrent un long couloir. Des hurlements terrifiants résonnèrent dans cette allée obscure et une agitation grandissante se faisait entendre au fil de l’avancée. Ils débouchèrent dans une vaste pièce remplie de mille et une créatures aux tailles et aux formes diverses. Bakra identifia des trolls, quelques vampires et des gargouilles. Il fut lâché dans la foule, mais celle-ci le rattrapa de justesse. Un passage en longueur lui fut laissé. D’immenses piliers soutenaient la voûte en berceau de la salle. Sur les côtés, on distinguait des peintures et des cadres qui représentaient les plus puissants kâal-waïs de la Guerre Galactique, tuant et massacrant leurs ennemis. En face de lui se tenait un gigantesque tableau faisant figurer Deevn et son corps musclé dénudé de tout vêtement, mis à part son pagne rouge et sa ribambelle de talismans, de plumes et de cordelettes protectrices. Un masque hideux dissimulait son visage tandis que Sphatti, l’Archange suprême à la grâce et à la beauté sans égale, le combattait dans une brume fantomatique. Une tempête de nuées ardentes se déchaînait à l’arrière-plan, au milieu des volcans déchiquetés couleur de sang. Cette peinture très réaliste, écrasait l’assemblée et Bakra complètement dominé et apeuré par cette oeuvre, continuait son avancée jusqu’à une grande ombre qui dégageait une aura puissante. Elle se tenait debout, sous le tableau et résultait d’un être, vêtu d’une robe noire ample, encapuchonnée. La forme obscure la retira et une forte acclamation retentit dans toute la salle. L’individu avait un visage creusé, presque desséché et des traits durs. Assez vieux d’apparence, ses longs cheveux gris lui retombaient jusqu’au dos. Son regard attira l’attention de Bakra tant il était hideux. Son œil droit formait une sorte de triangle aux pointes arrondies, comme s’il s’agissait d’un tatouage. Le globe oculaire, plus volumineux que la normale, d’un rouge vif et parcouru de stries jaunâtre, entourait la cornée de forme ovale et l’iris. Un foulard gris dissimulait son autre oeil. Sa moustache couleur opaline s’étirait en longueur jusque vers son menton. Il mâchait tranquillement une sorte de bâtonnet violâtre qui teintait ses lèvres fissurées. Dans sa main gauche se tenait un bâton court soutenant une pierre rouge écarlate

— Soit le bienvenu sur Thantanos, dans ma vaste forteresse, Bakra, prononça-t-il d’une voix caverneuse. Tu es née sur Merveille. Alors que tes parents t’abandonnent, un orphelinat te recueille, où tu grandis jusqu’à l’âge de 6 ans. Un kâal-waï va t’adopter. Il te mènera la vie dure, mais c’est dans son immense demeure que tu apprendras en autodidacte les fondements des arts kâals. Ton maitre mourra dans des conditions atroces et tu seras prisonnier par les assassins de ce kâal-waï. Tu réussiras à t’enfuir pour vagabonder pendant des années, durant lesquelles tu parviendras à te faire un nom. Un évènement bouleversera ton existence…une rébellion…tu t’en mêleras pour prouver ta bravoure…tu deviendras un homme important jusqu’à être un chef d’armée…mais les obstacles s’enchaineront, plus nombreux, et ta chute sera rude... Après cette vie tourmentée, alors que ta fin se rapproche inexorablement, tu tomberas sur Tûkaï par accident et les scylfhs t’enfermeront pendant six longs mois. D’ailleurs, tu voues à cette race une haine féroce, depuis une certaine humiliation qui t’a marqué à vie. Elle s’est amplifiée ces derniers temps. Mais tu crains que la vie ne te porte pas assez longtemps pour te venger. N’est-ce pas ?

— Comment ? Comment savez-vous tout cela ? balbutia Bakra. Qui êtes-vous ?

— Ne t’inquiète pas. Je sais pas mal de choses grâce aux espions que j’ai envoyés sur Tûkaï, mais c’est surtout Eshaka qui m’a tout appris sur toi. Quand j’ai eu cette pierre, j’ai prédit ton arrivée et j’ai connu dès lors toute ton histoire…

 — Mais comment vous appelez vous ? demanda anxieusement Bakra. Vous n’avez pas de prénom ?

 — Si ! répondit-il d’un rictus. Je suis…

 Après avoir craché furieusement, il s’approcha de son oreille et siffla telle une vipère

 — Je suis le shuraï Kuntaniô, mais tous m’appellent Kâal-waï-ten. Le rajout « ten » qui est en langue Shintra signifie « grand ». En bref, cette dénomination m’a été affublée, car je suis le plus puissant des kâal-waïs.

 Il recula toujours avec son rictus, tout en triturant son bâtonnet sur ses dents couleur prune et ajouta :

 — Ensemble, nous allons nous emparer d’AX-82 et déclencher une deuxième guerre galactique pour prendre notre revanche…

 Kâal-waï-ten se tourna vers l’assemblée sinistre et déclara d’une voix forte.

— Camarades ! Je m’adresse à vous tous, quelle que soit votre race ou votre ethnie. Je vous ai réuni en ce lieu afin de vous présenter Bakra, un kâal. Il est arrivé en même temps que le groupe numéro six sur Tûkaï et il semble bien le connaitre. Malgré sa présence, il nous manque toujours des effectifs compétents pour nous aider dans nos desseins. Nous devons continuer dans cette politique de recrutement et poursuivre nos opérations de sabotage des armées humaines et scylfhe. Ainsi, quand nous serons prêts, nous les écraserons tous et nous deviendrons maitres d’AX-82. Quand Bânok, notre kâal-waï-yôt inventeur aura conçu des vaisseaux plus rapides, capables de dépasser les limites de la barrière spatiotemporelle qui nous sépare du reste de la galaxie, nous déclencherons une autre guerre et vengerons les kâal-waïs et tous ceux qui sont morts pour nous et pour l’avènement d’un ordre nouveau.

 Une formidable ovation explosa de cette réunion lugubre, rendant ce lieu encore plus terrifiant. Kâal-waï-ten invita Bakra à le suivre. Ils traversèrent la foule en délire qui les acclamait tels deux chefs. Le kâal n’avait jamais vu de créatures aussi laides et difformes. Certaines, dépourvues de peau, faisaient découvrir leur chair maculée de sang rougeâtre, violâtre, ou même d’un bleu sombre. À d’autres, il leur manquait des organes comme un œil, ou plusieurs doigts. Quelques-uns en possédaient trop, comme les tcheïtes, des humanoïdes se nourrissant des pensées et de l’intelligence de toute créature vivante. Ils bénéficiaient de quatre yeux répartis en losanges et de quatre bras très souples, pouvant s’allonger sur plusieurs centaines de mètres. Le shuraï, accompagné de l’humain décrépi, emprunta plusieurs couloirs et des escaliers, avant d’arriver au sommet de l’une des plus hautes tours de la forteresse. Elle donnait sur une série de montagnes au flanc bleuâtre et de tailles inégales. Un manteau violacé de flaône, en fait une neige ardente, recouvrait tous les sommets. D’ailleurs, quelques-unes de ces particules tombaient doucement sur ce décor atypique. Azor sauta des bras de son maitre et se mit à miauler en se frottant sur ses jambes.

 — Il doit avoir faim, dit Bakra en le repoussant d’un rude coup de pied.

 — Ne t’inquiète pas, rassura le chef des kâal-waïs. Un repas copieux vous attend pour tous les deux. Auparavant, j’aimerais te montrer quelque chose.

 Il sortit de sa poche une poussière grisâtre qu’il lança dans le vide en prononçant

— Trens Universalis !

 La poussière descendit lentement sur eux et le décor se désagrégea. Ils se retrouvèrent sur un plantoll, au milieu d'une centaines d'autres qui planaient partout autour d’eux, dans une atmosphère limpide.

 — Par la barbe de Moktar Ier ! jura Bakra. Quel est cet endroit ? 

— Nous sommes dans un monde transversal totalement coupé de l’Univers, expliqua Kuntaniô. On appelle improprement ce lieu le Néant. Il est constitué de plantolls qui flottent dans un décor de neige blanche, sans fin, illimité dans l’espace. Le temps n’existe pas, ici. J’ai choisi cet endroit pour que nous commencions par t'apprendre la maitrise du Shakkûtaï.

 — Je connais déjà cette énergie, rappela Bakra.

 — Certes, mais ta formation doit être complétée, dit Kâal-waï-ten. J’ai vu en Eshaka que tu as appris en autodidacte… Tu es rentré dans ce monde transversal en kâal, tu ressortiras en kâal-waï.

Il sortit de son manteau ce qui ressemblait à une poignée d’épée, muniée d’un petit pommeau en losange où était incrustée une pierre volcanique bleue. La garde, recourbée,   possédait également à ses extrémités le même losange.

 — Prend ceci, prononça solennellement Kâal-waï-ten. Cette épée est imbibée du Shakkûtaï. De grands pouvoirs l’habitent dont celui d’immortalité. Elle te permettra à l’aube de ta formation de bien différencier l’Energie Universelle de l’Energie Divine. Je te fabriquerais plus tard un bâton court…Pour l’activer, tu dois l’imprégner de l’Energie Universelle.

Bakra s’exécuta : la garde s’agrandit et une lame courte se déploya avant de s’illuminer d’une teinte rougeâtre brilla. Les losanges également brillèrent subitement. Il ressentit l’Energie Universelle pénétrer en lui comme jamais auparavant. Kâal-waï-ten émit un rire affreux qui fit trembler les plantolls alentours.

Publié dans Tome 1, Fantasy, Livre

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